Désignation : Côte de Beaune
Appellation : Volnay
Région parente : vignoble de Bourgogne
Reconnue depuis 1937
35 Premiers Crus
Encépagement : vins rouges exclusivement
Communes de production :
- Volnay pour l'appellation Volnay
- Meursault pour l'appellation Volnay-Santenots
Sol : argilo-calcaire
Superficie en production : 206.70 hectares
Récolte moyenne annuelle : 8771 Hl dont 4925 en Premier Cru
Cépages dominant : Pinot Noir
Le Volnay se sert entre 14 et 18°C
Situation
Situé au Sud de Beaune, Volnay fut jadis une résidence des Ducs de Bourgogne. Aujourd’hui
le village compte 320 habitants pour une cinquantaine d’exploitations viticoles. Le vignoble de
Volnay jouit d’un ensoleillement providentiel : en hauteur, orienté Sud et Est, bien abrité des
vents. Sur la commune de Volnay sont produits 98 Ha de Villages et 115 Ha de Premiers Crus.
29 Ha plantés sur la commune de Meursault ont droit à l’appellation Volnay Premier Cru
Santenots, s’ils sont plantés en Pinot Noir.
Les appellations « Village »
Elles expriment l’élégance racée du terroir associée à une chair tendre et à une consistance à
la souplesse légendaire. On doit parler des appellations Village et non de l’appellation Village
tant la diversité d’expression des climats est évidente.
Les Premiers Crus
Les Premiers Crus sont idéalement installés à mi-pente sur le bon ventre de la pente, une bande
centrale exposée au levant que l’on peut découper en 5 zones distinctes qui se plaisent à
magnifier l’incomparable diversité des vins qui naissent de ces climats.
UN PEU D'HUMOUR
L’heure est aux climats. Comment faire tenir les quarante-huit climats de Volnay en quelques lignes d’un modeste récit. C’est un jeu : essayez de les reconnaître au passage…
Les grands champs de mon village étaient ce matin-là noyés dans les brouillards qui montaient de la plaine. Sur roches escarpées, notre bout du monde disparaissait. L’assolement mettait alors le blé en valeur. Au hasard des années, on trouvait dans ces champs : lin, trèfle ou treuffe. Nous avons de bons paquiers pour nos quelques moutons. Pourtant, mon estomac criait et les famines n’étant point dans nos habitudes, je me rendis à quelques kilomètres chez la bouchère de Volnay. J’avais de quoi lui causer. Le premier veau éprouvette français, né de l’élevage Manière en Auxois, ne s’appelait-il pas Volnay ?
Ah ! la bouchère… Je passai sous la barre de son beau regard déluré. Tout en cette femme à la figure rougeotte arrondissait les angles et même jusqu’aux pointes d’angles si on les chatouillait. Aux mitans du jour je savais le boucher envolé pour l’abattoir. Après avoir accroché un quartier de viande à un croc, Martin son commis s’en alla pendre ailleurs. En cette situation, qui froncerait le sourcil ? Vous connaissez mes penchants, pensez donc – où est le mal car elle, dessous son tablier, ne portait pas grand-chose. Je la trouvais tout juste à ma taille : pied de nez aux convenances. Ah ! mes amis, quelle douce caille... Rétive ? Nullement. Je vous épargnerai les peut-être, les aussi. Je la presse, elle se pâme. Lui prenant les blanches épaules, je les serre pendant qu’elle gigote. Je rêve d’un lit clos. Des chaînes de la passion je deviens prisonnier.
Malheur ! Un touriste allemand descendu d’une belle voiture, une Audi (niaque ! celui-là nous dérange !) entre dans la boucherie, demandant : « Che suis bien ici à Chevré-Chambertin ? » Nous étions à Volnay, dans le village ! On le lui dit. Dépiture, je ne vois que ce mot pour traduire tout à fait le dépit qu’exprimait sa figure. Il nous regarde de travers : seuil de l’incompréhension soudaine entre les bords du Rhin. On l’apaise : « Une seule cave ici en vaut mille dans tout autre village, lui dis-je. Quel besoin de se rendre à Gevrey ? En présence d’un Volnay, ne dit-on pas Chapeau ! : bois donc nos Grands et nos Petits Poisots, nos sublimes Fremiets. Volnay t’éclabousse d’or. En l’or mot pour mot ! De leur éternel sommeil, les regards clos des ducs, l’enclos du château des ducs, le huis-clos de la cave des ducs revivent à chaque millésime l’épopée de Bourgogne et celle du Bourgogne. De tant de difficultés ces grands seigneurs se jouèrent ! Chacun durant des siècles s’est plu, chose aisée, à célébrer ce vin subtil et charmant. La modestie est notre fort et, crois-le bien cher ami, nos petits gamays ont tout des grands pinots. »
Notre visiteur rhénan-palatin acquiesçant : « Te nos vins et des fautres, saluons l’élégance ! Formons l’union sacrée - comme celle de fotre François et de notre Angéla ! »
Notre chère bouchère oublia vite cet écart. Elle, sous la chapelle ou au-dessus de cette chapelle, possédait soixante ouvrées de vignes et nous en fit goûter le vin. Comme elle, il ne manquait ni de chair ni d’esprit. Alors que je vous raconte tout cela, je dessine d’elle un croquis, disons comme les enfants un crobard, un crobard d’elle, ô ma bouchère bien aimée !
Jean-François Bazin
Elégance des Volnay
Samedi 30 juin 2012
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